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La sophrologie, une véritable clé pour vous aider

relaxation_hommeLa définition a été donnée en 1960 par son fondateur, le Professeur Alfonso Caycedo, psychiatre colombien exerçant à Barcelone. La sophrologie est l'étude de la conscience humaine et de ses modifications par des moyens physiques et psychologiques dans un but de soin et de prévention


Elle étudie donc les modifications d'états de conscience, les modifications des niveaux de vigilance et les moyens de produire ces modifications. Sont concernées, d'une part, les techniques propres de la sophrologie (sophronisation, relaxation dynamique, etc...) et d'autre part toutes les techniques susceptibles de répondre à cette définition.

La sophrologie se veut également un art visant à prendre en main la conduite de sa propre totalité psychosomatique par le vécu de sa conscience, et la maftrise des moyens qui permettent d'en modifier le contenu, les états et les niveaux de vigilance. Enfin, le sujet pourra opérer de façon permanente et automatique sur son propre psychisme et son propre corps.

Cette formation se fera de la manière la moins directive possible, ce qui justifié l'éthymomlogie "sos-phren-logos", science de l'esprit serein, et la notion d'harmonie qui s'en dégage. Ceci représente une attitude caractérisée par :

* la considération du phénomène de la sensation physique
* la constatation entraînant la suspension du jugement. Autrement dit, c'est "comme ça dans le moment présent"
* la mise entre parenthèses du phénomène
* l'étude de sa réalité et de ses origines d'où ne sont exclues ni le corps, ni l'esrprit, car la sophrologie prend pour fin la personne humaine et son épanouissement.


Une synthèse moderne de différentes traditions et philosophies

Si par cela même, l'école actuelle peut se référer aux travaux de Merleau-Ponty et de Schultz (le training autogène), on ne manque pas de remarquer que l'oeuvre de W. Reich, particulièrement dans le développement de la relaxation dynamique du premier et deuxième degré, ne peut en être exclue.

Toutefois, la sophrologie fait également appel aux traditions de l'Orient, et cette jonction Occident-Orient n'est pas la moindre qualité de ses méthodes. Elle rend accessibles à l'occidental des conceptions et des pratiques qu'il ne pouvait appréhender et dont l'importance capitale est évidente. hypnose_1Le processus de "sophroniser" est la sophronisation de base, point de départ de toute évolution pédagogique ou thérapeutique.

L'origine de la sophronisation n'est pas l'hypnose classique bien que le processus de démarrage appartienne à l'espace hypnotique. Ses sources ne sont pas étrangères aux applications de Liebault et de Bernheim et au Training autogène de Schultz, déjà cité. La voix du sophrologue induit un premier état de détente ouvrant la porte à toutes sortes d'évolutions.

 

Relâchement et modification du niveau de vigilence

C'est ainsi qu'on provoquera un relâchement musculaire entraînant une modification du niveau de vigilance, une véritable "relaxation mentale", amenant le sujet dans un niveau crépusculaire (niveau sophro-liminal) frontière entre la veille et le someil, ou le système de perceptions pourra être activé. Dans cette phase de durée variable se situeront, en un premier travail, les suggestions thérapeu­tiques, les méthodes d'entraînement aussi différentes que la préparation à l'accouchement, l'éducation de la mémoire, la préparation aux examens, aux épreuves sportives, etc... C'est ce qui a été défini spécifiquement sous le nom "d'activation intrasophronique".

 

Enfin, s'annonce le moment de la "désophronisation" provoquée par la "préparation mentale de sortie du niveau sophro-liminal" et la reprise des tensions musculaires nécessaires, en éliminant progressivement toute tension musculaire superflue dans l'accomplissement du geste, ce qui rejoint d'ailleurs d'autres techniques de relaxation.

La sophrologie ne rejetant aucun système ou aucune conception, n'est donc nullement une suite de théories à part, puisqu'elle prétend au contraire opérer une synthèse de la relation humaine en partant des pratiques et théories existantes.

 

Quelles en sont les applications ?

Nos antécédents et le rythme de vie, les facteurs de stress que nous subissons nous amènent à une angoisse permanente plus ou moins révélée à notre conscient. Cette angoisse nous dirige vers les maladies psychosomatiques que nous connaissons bien et qui sont d'ordre général. Chaque jour a son cortège d'états dépressifs, d'accidents cardio-vasculaires, de fatigue permanente, voire de violence ou d'incompréhension.

 

Le système endrocrinien est donc particulièrement concerné, la vie émotionnelle ayant une action très marquée sur certaines glandes endocrines, telles la thyroïde et les glandes sexuelles (hyperéxitabilité, obésité, troubles relevant de la sexothérapie).


Le système cardio-vasculaire appelle d'évidence une action préventive, justement d'actualité, autant que curative. Chez des personnes surmenées (et il y en a de plus en plus) l'entraînement sophronique est indiqué.

L'appareil gastro-intestinal est l'un des systèmes les plus agressés par les troubles psychologiques : ses troubles fonctionnels peuvent être traités par sophronisation, comme la dyspepsie et la colite, par exemple.


Citons encore son utilité dans le traitement des allergies, dans les problèmes de la douleur et dans le domaine chirurgical (anesthésie-réanimation, suites post-opératoires) en gynécologie, sexologie, dermatologie (psychosomatique par excellence) et dans les secteurs multiples de la médecine interne.

 

Enfin, la sophrologie apparaît depuis longtemps comme un moyen privilégié dans l'exercice de la chirurgie dentaire, transformant la relation praticien-patient, la collaboration et l'acceptation des prothèses.
Toute méthode et appareillage prothétiques peuvent bénéficier de l'entraînement sophronique. Son rôle en kinésithérapie apparaît de plus en plus systématique, en faisant évoluer la spécialité vers la conception de l'entité du corps et sa répercussion sur le mental.

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Le domaine de l'obstétrique est directement concerné par la sophrologie qui transforme actuelle­ment l'art de l'accouchement dans la ligne de "l'Education maternelle", préparation obstétricale et sophro-reiaxation obstétricale. Une naissance bien vécue tant par la mère que par l'enfant met en évidence un comportement harmo­nieux du bébé, si bien qu'il est étonnant et réconfortant de constater qu'il existe véritablement un type de "bébé-sophro" pour le plus grand plaisir et la plus grande tranquilité des parents.

 

Un renforcement du Moi

On remarquera que les méthodes employées visent toutes à un renforcement du "Moi"; la sophrologie faisant ainsi partie de l'arsenal du psychologue, constitue un moyen sans prétendre apparaître comme un substitutif. Elle occupe une place dans le traitement des névroses et, sous l'impulsion d'analystes, est entrée dans l'institution psychiatrique dès lors qu'un individu ne présente plus un état dit "normal" mais au contraire un état de conscience pathologique : passage par des temps intermédiaires, états de conscience liés à l'inquiétude, angoisses, tremblements, impression subjective de perdre son identité ou son individualité (névroses obsessionnelles, angoisse psychotique, etc...).

 

Les techniques sophroniques ont l'avantage de contribuer a apporter une augmentation de présence, le sujet abandonnant ses défenses pour accepter la sensation par le lâcher-prise. Le domaine des possibilités en psychologie est si riche qu'il dépasse le cadre obligatoirement restreint de l'énumération des évolutions envisageables. Mais on peut considérer que la sophrologie apporte au praticien une dimension particulière dans le rôle de plus en plus diversifié et responsable qu'il doit assumer.

Le principe de la cure sophronique comporte deux dimensions: la relation duelle ou le travail de groupe. Il peut y avoir mixage entre les deux moyens, certaines techniques s'adressant mieux à la relation de groupe qu'à la relation individuelle. En fait, la personnalité et la spécialisation du praticien seront prépon­dérantes dans le choix à adopter.

 

Y a-t-il des contre-indications ?

On voit mal comment on pourrait porter préjudice à quelqu'un en lui proposant un travail de relaxation, à plus forte raison l'expérience d'un premier relâchement musculaire. Tout au plus risque-t-on un refus conscient ou inconscient, pouvant d'ailleurs constituer en soi le début d'un entretien clinique, en complément de l'interrogatoire médical classique.

La contre-indication majeure pourrait émaner du thérapeute lui-même. En effet, l'écueil éventuel et néanmoins dangereux serait de vouloir banaliser la sophrologie en se référant à des méthodes insuffisamment maîtrisées. Le thérapeute, comme dans toute spécialité, doit avoir subi une formation rigoureuse. L'application de cette discipline est donc d'abord pour le praticien une prise de conscience de son propre potentiel et de ses responsabilités. Cela représente déjà une démarche souhaitable et pleinement bénéfique.

Source : Docteur Jean-Pierre Hubert, Président de la Section Française du Collège International de Sophrologie. Synthèse réalisée par Jérôme Leprince, ancien élève de Jean-Pierre Hubert.
 
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