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Repousser le Crabe : les solutions qui marchent

crabe_cancerLa recherche internationale, ainsi que nombre d'auteurs indépendants des organismes officiels s'accordent sur l'essentiel : des solutions simples diminuent considérablement les risques de maladie, et la plupart des études montrent qu'elles favorisent la guérison, parallèlement aux traitements. Ainsi, 100 000 cas sur les 240 000 annuels en France pourraient être évités rien qu'en modifiant nos habitudes alimentaires. Et bien davantage en y ajoutant une activité physique régulière, la suppression du tabac et des expositions à risque.


Les cancers sont des maladies déclenchées par une ou quelques cellules dont les mécanismes de division dérapent et deviennent

fous, à cause d'une informaton génétique endommagée. Leur logiciel biologique est "bugué". Leur division à un rythme incontrôlé donne lieu à un groupe de cellules constituant la tumeur.Celle-ci grossit de plus en plus, jusqu'à envahir les tissus avoisinants (2 cellules en font 4, qui en font 8, qui en font 16, etc, mais sans mourir).

Un autre mécanisme machiavélique se déclenche souvent simultanément : la colonisation. Par les voies de circulation sanguine et/ou lymphatique, la tumeur expédie des émissaires dans l'organisme, ces cellules cancéreuses allant déclencher le processus tumoral dans d'autres organes et tissus. Ce sont des métastases, des tumeurs secondaires transportées.

200 crabes répertoriés

Le corps humain est constitué de 60 milliards de cellules, et le système immunitaire détruit chaque jour environ 300 cellules anormales. A un certain stade, les défenses naturelles sont dépassées, ou leurrées, et les mutants peuvent proliférer. Les mécanismes biologiques en jeu dans le développement des 200 cancers répertoiriés sont aujourd'hui en voie d'élucidation, même si la complexité des processus et de leurs interactions laisse beaucoup de questions sans réponse. Les chercheurs ont ainsi mis en avant la responsabilité de mécanismes immunitaires, infectieux, hormonaux, et génétiques dans la maladie.

Mais les études montrent que les altérations héréditaires du matériel génétique n'interviennent que dans une proportion réduite de cancers (15%). Avec toujours la même question : quelles sont les causes et les effets ? Comment les départager ? Il est par exemple démontré que certains éléments environnementaux sont cancérigènes (ou carcinogènes), c'est à dire dont le contact récurrent favorise le développement de tumeurs. Pour ne prendre qu'un exemple médiatisé, la plupart des cancers de la plèvre sont causé par l'exposition prolongée aux poussières d'amiante, l'altération des cellules de la plèvre n'est ainsi qu'un effet d'une exposition à un enrironnement carcinogène, qui en est la vraie cause.

Mode de vie et environnement : responsable et coupable

Il est aujourd'hui prouvé que l'environnement et le mode de vie favorisent, ou même déclenchent les processus de développement des cancers. Tous les résultats des études épidémiologiques convergent. Par exemple, certaines région de Chine, où l'on ne connaît pas le sucre raffiné, ne connaissent pas de cancers du sein, alors qu'il est un des plus fréquents en occident. Et il ne s'agit aucunement d'une spécificité biologique des femmes de ces régions, puisque, lorsqu'elles partent vivre en occident, leur taux de cancer du sein rattrape celui des occidentales en une ou deux générations.

Ainsi, un rapport du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer publié début 2008, et rédigé sur la base des travaux de 21 experts internationaux ayant épluché 7 000 études publiées ces cinquante dernières années, préconise une prévention autour de modifcations à long terme de l’alimentation, du niveau d’activité physique ainsi que du maintien d’un poids optimal. Il recommande 11 conseils simples anti-cancer, que l'on peut résumer ainsi :

* Minceur raisonnable
* Activité physique
* Peu de graisses et peu de sucres
* Beaucoup de fruits et légumes
* Peu de viande rouge, pas de charcuteries
* Peu d'alcool (fem : 1 v/j - hom : 2 v/j)
* Peu de sel, pas de moisi
* Suppléments alimentaires inutiles
* Allaitement au sein des bébés
* Conseils à suivre par les patients traités
* Pas de tabac

La communauté scientifique unanime

La communauté scientifique est ainsi aujourd'hui unanime sur la responsabilité des facteurs environnementaux et de mode de vie dans le développement des cancers. Outre l'alimentation, l'alcool et le tabac, le corps médical met en garde contre les expositions trop longues et répétés au soleil, dont les rayons ultra-violet à dose déraisonnable favorisent le mélanome, redoutable cancer de la peau.

Les produits phytosanitaires tels que les pesticides et insecticides sont également mis en cause, à la réserve près que les bienfaits apportés par une consommation significatives de fruits et légumes compensent la nocivité des traitements. D'ou le succès des produits biologiques, les avis sur ce point n'apparaissant toutefois pas unanimes.

Les experts préconisent par ailleurs la limitation des méthodes de cuisson utilisant des températures très élevées (barbecue, grillades et fritures mal contrôlés), en évitant de consommer les parties carbonisées des aliments.
Les agents chimiques par ailleurs utilisés dans la vie quotidienne sont également soupçonnés : détergeants, certains cosmétiques, colorants, conservateurs, certains médicaments... , ainsi que polluants industriels comme les solvants, les produits de nettoyage, les résines, les plastiques, etc.

Une vision globale de l'être humain

D'autres auteurs, comme le Dr David Servan Schreiber, psychiatre, chercheur en neuro-science et lui-même vicitime d'une tumeur au cerveau voici plusieurs années qu'il "garde à distance", selon ses termes, adoptent une démarche encore plus globaliste dans la prévention. Celui-ci met en avant la dimension inflammatoire des processus cancéreux : "l’inflammation joue un rôle clé dans la progression des cancers. Nous pouvons agir pour la réduire dans notre organisme grâce à des moyens naturels à la portée de chacun ".

david-servan-schreiber2Pour lutter contre l'inflammation, outre les recommandations désormais d'usage sur l'exercie physique et le rééquilibrage du régime alimentaire (il insiste sur la consommation d'Oméga 3, de produits bio ou "bleu blanc coeur" provenant d'une agriculture à vocation santé, et la suppression des sucres raffinés), David Servan Schreiber propose de pratiquer une méthode de centrage sur soi et d’apaisement (yoga, cohérence cardiaque, méditation de pleine conscience, qigong, taï chi, etc. voir vidéo sur ce site), de se libérer du sentiment d’impuissance lié aux traumatismes passés et d'apprendre à gérer ses émotions, y compris la tristesse, le désespoir, et la colère.

Mal-bouffe et mal-être

Pour lui, ces causes de mal-être, comme la mal-bouffe, interviennent dans les processus inflammatoires complexes de fabrication des cancers, ce que confirment plusieurs études sur le stress, entre autres les travaux du Professeur Laborit sur l'inhibition de l'action et les réactions physiologiques aux agressions. L'originalité de cet auteur réside dans la combinaison d'un haut niveau de culture scientifique, de l'expérience personnelle de la maladie, et d'une ouverture aux autres cultures (il a travaillé, enseigné, et soigné aux Etats Unis).

Ajoutons une réflexion anti-lobbies, notamment agro-alimentaires et pharmaceutiques, et le constat que la médecine occidentale sait dépister et soigner les cancers, mais ne tire pas parti de ses découvertes pour s’en protéger.

Cette approche globaliste de l'être humain induit des conséquences aussi incontestables que vertigineuses en terme de soins et de prévention : David Servan Schreiber nous propose ainsi une démarche permettant de prévenir non seulement les cancers, mais aussi les maladies neurologiques, dépressions, symptômes névrotiques, maladies cardiaques et coronariennes. Le kit tout en un, en quelque sorte ! Ce qui a fait titrer le Nouvel Observateur du 27/09/2007 : "Cancers, alzheimer, infarctus... même combat ! Les auteurs de «Prévenir» (Robert Laffont) préconisent une hygiène de vie simple qui diminue les principaux risques".
Les clés : marche ou jogging, Oméga 3, alimentation équilibrée, accupuncture, cohérence cardiaque, EMDR, amour, communication émotionnelle...

Et les fours à micro ondes ?

Enfin, des communications scientifiques permettent de faire le point sur les idées fausses, comme de document de la Direction Générale de la Santé intitulé : "Alimentation, nutrition et cancer : vérités, hypothèses, et idées fausses". Notamment autour des fours à micro ondes, du lait, des produits édulcorants... et des produits bio, passage sur lequel certain(e)s pourront éprouver un certain recul, voire sursauter. Il faut attendre désormais les résultats des travaux sur les ondes électromagnétiques, comme celles des téléphones portables ou des réseaux WIFI... Dernièrement, des municipalités ont supprimé ces derniers de certains équipements publics par principe de précaution. Des preuves et des démonstrations sont toujours indispensables. Mais il est vrai que les lobbies sont tellement puissants...

Lecture en tous cas très instructive, notamment sur les problèmes spécifiques de la nutrition chez les patients : le thé, les Omégas 3 (et la réduction des Omégas 6), la vitamine E, la carence en polyamines, ont des effets démontrés dans la régression des tumeurs et/ou la réduction du risque de métastases.


 
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